Emma

Emma

Journaliste

15 Mar 2024 à 16:03

Temps de lecture : 2 minutes
Le Masque de la normalité : Derrière le visage d’un gendarme tueur

Les Faits

🎬 Inspiré de Faits Réels : Le film "La Prochaine fois je viserai le cœur", avec Guillaume Canet, se base sur l'histoire vraie d'Alain Lamare, connu comme le Tueur de l'Oise, qui a terrorisé la région dans les années 1978-1979.
🕵️‍♂️ Double Vie : Alain Lamare, un gendarme apparemment banal, a mené une double vie en devenant un criminel qui a attaqué et tué des jeunes femmes auto-stoppeuses.
📝 Communication avec la Police : Lamare a taquiné la police avec des lettres et a utilisé un langage policier, confondant les enquêteurs et retardant sa capture.
🧠 Profil Psychologique : Un profil psychologique du criminel a été établi, le décrivant comme ayant une haine envers la gendarmerie et les femmes, avec des tendances homosexuelles suspectées.
⚖️ Issue Judiciaire : Après avoir été capturé grâce à une analyse graphologique et un portrait-robot, Lamare a été déclaré irresponsable de ses actes en raison de la schizophrénie et a été envoyé dans un hôpital psychiatrique sans procès.

L’Opinion

L’Incarnation du Mal Inattendu

Imaginez un monde où le protecteur devient prédateur. C’est l’histoire glaçante que dévoile « La Prochaine fois je viserai le cœur« , plongeant dans la vie d’Alain Lamare, un jeune gendarme transformé en cauchemar vivant de l’Oise. Ce récit n’est pas tiré d’un scénario de thriller psychologique concocté dans les studios sombres de Hollywood, mais arraché des pages sombres de la réalité française des années 1978 et 1979.

Une Double Vie Sous le Voile de l’Ordinaire

Imaginez la stupeur : un homme en qui on place sa confiance, chargé de la sécurité, qui se révèle être la source d’une terreur insidieuse. Lamare n’était pas votre antagoniste typique. Non, ce monstre marchait parmi les innocents, portant l’uniforme de la sécurité, masquant son vrai visage derrière une façade de timidité et de normalité. Il défie le stéréotype du « mal » et nous force à nous interroger : connaît-on vraiment ceux qui nous entourent ?

Le Jeu Cruel du Chat et de la Souris

Le film et l’histoire d’Alain Lamare illustrent un jeu macabre avec les autorités, jouant avec elles comme un chat avec une souris blessée. Ses actions, frappées d’une froideur calculatrice, reflètent un esprit qui non seulement comprend les règles, mais sait aussi comment les tordre à son avantage. C’est un récit qui ne fait pas que frissonner la peau; il questionne notre sécurité dans ce que nous considérons nos refuges les plus sûrs.

Un Puzzle Psychologique Complexe

Le portrait psychologique de Lamare est un dédale complexe, révélant une profonde détestation de tout ce qu’il était censé protéger. Ce cas souligne la nécessité d’un examen plus approfondi et d’une compréhension de la psyché humaine, pas seulement pour les criminels évidents, mais aussi pour ceux qui se cachent derrière le masque du quotidien.

L’Inévitable Confrontation avec la Réalité

L’arrestation et la chute de Lamare sont des moments de catharsis et de terreur. Ils nous rappellent d’une manière brutale que la justice, bien qu’inévitable, est parfois retardée. Il pose la question dérangeante : combien de Lamare non découverts marchent parmi nous ?


Ce récit, aussi captivant soit-il, sert de sombre rappel : le mal ne choisit pas toujours des visages ou des lieux évidents pour se manifester. « La Prochaine fois je viserai le cœur » est plus qu’une histoire à regarder; c’est une leçon à méditer. Comme société, comme individus, nous devons rester vigilants, non seulement contre les menaces évidentes, mais aussi contre celles dissimulées dans l’ombre de la normalité. Que ce film sur Netflix soit un miroir, non pas pour voir ce que nous voulons, mais peut-être ce que nous devons voir.