Emma

Emma

Journaliste

1 Juil 2024 à 09:07

Temps de lecture : 2 minutes
Présidentielle américaine 2024 : Joe Biden peut-il encore sauver la mise ?

Les Faits

🏛️ Refus de remplacer Joe Biden : Malgré un débat raté face à Donald Trump, les démocrates ont fermement rejeté l'idée de remplacer Joe Biden comme candidat à la présidentielle.
📊 Augmentation des doutes parmi les électeurs : Une enquête CBS montre que le pourcentage d'électeurs démocrates souhaitant un autre candidat est passé de 36% à 46%.
🗣️ Défense des cadres du parti : Des élus démocrates de haut rang, comme Raphael Warnock et Hakeem Jeffries, ont défendu Biden, affirmant qu'un mauvais débat peut arriver et qu'il est le seul à pouvoir battre Trump.
📰 Critiques internes : Des critiques internes au sein du camp Biden pointent des lacunes dans la préparation du débat, accusant les conseillers de campagne.
💪 Biden soutenu pour un retour en force : Biden, avec le soutien de sa famille et de ses conseillers, est encouragé à continuer la course, et certains voient ce moment comme une opportunité de revenir en force.

L’Opinion

Un débat qui fait trembler

Imaginez un instant : Joe Biden, 81 ans, face à Donald Trump, 78 ans, sur le ring de CNN. Le premier débat présidentiel de 2024 a laissé le camp démocrate abasourdi. Biden, le vétéran, a trébuché, donnant des munitions à ceux qui le voient déjà trop vieux pour une nouvelle bataille. Le débat raté a fait grimper de 36% à 46% le nombre de démocrates souhaitant qu’il se retire. Les médias ne sont pas tendres non plus. The Atlanta Journal-Constitution a même suggéré qu’il laisse la place pour le bien de la nation. Mais les grands pontes du Parti démocrate ont exclu cette possibilité. Biden reste le choix du parti.

La défense des démocrates : unité et soutien

Pour certains, un débat raté n’est qu’un faux pas. Raphael Warnock, sénateur de Géorgie, déclare que « ça arrive ». Il soutient fermement Biden, tout comme Hakeem Jeffries, pressenti pour devenir le speaker de la Chambre des représentants si les démocrates reprennent le contrôle en novembre. La stratégie est claire : afficher une unité sans faille et souligner les faiblesses de Trump. « Qui Donald Trump a-t-il jamais défendu, à part lui-même ? » s’interroge Warnock. La loyauté au sein du parti est mise en avant, même si certains murmures de frustration se font entendre en coulisses.

La pression familiale et les critiques internes

Joe Biden, en retrait à Camp David, est entouré de sa famille, qui l’encourage à continuer la course. Cependant, des critiques internes émergent concernant la préparation du débat. Le New York Times rapporte des exaspérations au sein de son clan, pointant du doigt les conseillers de campagne. Cette atmosphère tendue révèle les failles d’une équipe qui doit se ressaisir pour convaincre les électeurs et éviter un effondrement.

Le grand retour de Biden ?

Le comeback, c’est ce que promettent ses partisans. Hakeem Jeffries parle de Biden comme étant dans une phase de « retour en force ». Chris Coons, sénateur du Delaware, affirme que Biden est le seul capable de battre Trump. Cette confiance en Biden repose sur son expérience et sa résilience. Mais le chemin est semé d’embûches, avec des conversations « très honnêtes, sérieuses et rigoureuses » qui se déroulent au sein du parti sur la possibilité d’un autre candidat.

Le choix de la raison ou du cœur

Avec des appuis solides, Joe Biden a la possibilité de décider lui-même de son avenir politique. Certains démocrates évoquent un plan B, mais la loyauté à Biden semble primer. Jamie Raskin, une voix influente, suggère que peu importe le candidat, Biden restera central à la campagne. Cette approche vise à rassurer les électeurs sur la stabilité et la continuité de la vision démocrate.

La présidentielle de 2024 s’annonce comme un duel épique, où chaque geste, chaque parole comptera. Pour les jeunes et les moins jeunes, ce combat est plus qu’une simple élection ; c’est un choix de société, un choix de valeurs. Biden, malgré les critiques, incarne une certaine idée de l’Amérique. Sa capacité à rebondir et à fédérer sera cruciale. Quoi qu’il en soit, la bataille sera féroce, et chaque camp devra jouer ses meilleures cartes pour convaincre une nation divisée mais passionnée.