Emma

Emma

Journaliste

21 Fév 2024 à 13:02

Temps de lecture : 2 minutes
Bye bye Tibériade: Découvrez l’Héritage Palestinien à travers les Yeux d’Hiam Abbass et Lina Soualem

Les Faits

🎥 La Généalogie d'une Exilée: Hiam Abbass, actrice palestinienne, raconte à sa fille Lina Soualem, réalisatrice, leur histoire familiale marquée par l'exil de Palestine dans le documentaire "Bye bye Tibériade".
🌍 Un Héritage Palestinien: Le film explore l'attachement profond de la famille d'Hiam à leur terre natale, notamment à travers les souvenirs d'enfance de Lina liés au lac de Tibériade en Galilée.
👩‍👧‍👧 Les Femmes au Cœur de l'Histoire: "Bye bye Tibériade" tisse les récits des femmes de la famille d'Hiam - de sa grand-mère Neemat à sa fille Lina - soulignant leur résilience face à l'adversité et l'exil.
💔 Entre Deuil et Espoir: Le documentaire révèle les douleurs, les espoirs et les non-dits entre Hiam et sa famille, offrant un regard intime sur les conséquences personnelles et collectives de la Nakba.
🇵🇸 Un Pont entre Deux Mondes: À travers le parcours de Hiam Abbass, qui quitte son village pour embrasser une carrière internationale, et la naissance de Lina en France, le film illustre les complexités de l'identité palestinienne éclatée par l'exil.

L’Opinion

Dans un monde où les récits se font et se défont, « Bye bye Tibériade » vient graver dans le marbre l’histoire d’une famille palestinienne déracinée, celle d’Hiam Abbass et de sa fille Lina Soualem. Ce documentaire n’est pas juste une œuvre cinématographique; c’est un cri du cœur, une plongée dans l’âme d’un peuple dont l’identité est constamment mise à l’épreuve.

Un Récit Familial Universel

🌱 Des Racines Arrachées: Au-delà de l’histoire personnelle d’Hiam Abbass, célèbre pour ses rôles dans « Les Citronniers » et « Succession », le documentaire explore l’exil comme réalité quotidienne pour de nombreux Palestiniens. C’est un récit émouvant, raconté à travers les yeux d’une mère à sa fille, de l’attachement indéfectible à une terre perdue.

👭 L’héritage des Femmes: Ce qui frappe dans « Bye bye Tibériade », c’est la force des femmes de la famille d’Hiam. De Neemat, la grand-mère qui a survécu à la Nakba, à Lina, née à Paris et élevée entre deux cultures, le documentaire rend hommage à leur résilience et à leur capacité à préserver une histoire menacée d’oubli.

Un Pont entre Passé et Présent

🎞️ Souvenirs en Image: Utilisant des archives familiales, Lina Soualem reconstruit l’histoire fragmentée de sa famille, offrant un regard intime sur les souffrances et les joies d’un passé lointain mais jamais vraiment passé. C’est un voyage à travers le temps, où chaque photographie, chaque vidéo d’archive, devient un fragment d’une mémoire collective.

💔 Le Poids de l’Exil: Le documentaire met en lumière les dilemmes et les sacrifices de ceux qui ont dû quitter leur pays. L’exil d’Hiam Abbass, loin de sa famille, pour poursuivre sa passion pour le cinéma, est le reflet de milliers d’histoires palestiniennes où le rêve d’une vie meilleure se heurte à la douleur de la séparation.

Une Question d’Identité

🗣️ Dialogue entre Générations: « Bye bye Tibériade » est aussi une conversation entre Hiam et Lina, une quête d’identité où la jeune réalisatrice cherche à comprendre sa place dans cette histoire. C’est un dialogue émouvant qui questionne ce que signifie être Palestinien aujourd’hui, entre souvenir et réalité, entre la Palestine et le reste du monde.

Lina Soualem, en retraçant le parcours de sa famille, offre un témoignage puissant sur la complexité de l’identité palestinienne, tiraillée entre le désir de préserver une culture menacée et la nécessité de s’adapter à un monde en constante évolution.

Au-Delà du Documentaire

« Bye bye Tibériade » n’est pas juste un film; c’est un acte de résistance contre l’effacement, un moyen de tenir tête à l’oubli. Dans un monde où l’histoire est trop souvent écrite par les vainqueurs, ce documentaire rappelle l’importance de garder vivantes les histoires de ceux qui ont été marginalisés.

Pour ceux d’entre nous qui regardent de l’extérieur, il offre une fenêtre sur l’âme d’un peuple dont la lutte pour l’existence et la reconnaissance continue chaque jour. C’est une invitation à ne pas seulement voir, mais à ressentir, à réfléchir et, espérons-le, à comprendre un peu mieux la complexité d’une histoire qui est loin d’être noire ou blanche.

Alors, oui, « Bye bye Tibériade » est un adieu à un lieu, à une époque, mais c’est aussi un puissant rappel que les histoires, comme les peuples, refusent d’être enterrés.