Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes, est un cardiologue et une personnalité politique française.
Il fait ses études en médecine à Toulouse. Il exerce ensuite comme cardiologue à Lourdes et à Toulouse, notamment à l'hôpital de Purpan à partir de 1986. Il rejoint alors la Société Française de Cardiologie. Il devient en 1988 professeur de médecine à la Faculté des Sciences de Toulouse, en épidémiologie, économie de la santé et de prévention.
Il entre en politique en mars 1989 en étant élu maire de Lourdes puis député européen de la liste « Centre pour l'Europe » en juin de la même année. Il fait alors partie du Parti populaire européen.
Fin mars 1993, il est nommé ministre délégué à la Santé auprès de Simone Veil, ministre d'État, ministre des Affaires sociales, de la Santé et de la Ville. Il restera à ce ministère jusqu'à l'élection présidentielle de 1995. En mars 1994, il est élu au conseil général des Hautes-Pyrénées.
En mai 1995, après l'élection de Jacques Chirac comme président de la République, il est nommé ministre de la Culture jusqu'à la défaite de la droite aux législatives suivantes. En juin, il est aussi élu maire de Lourdes. Fin novembre 1995, il est élu secrétaire général de Force démocrate.membre du bureau politique de l'UDF (1996-1999);vice-président de l'UDF
En juin, la débâcle de la droite aux élections législatives lui fait perdre son portefeuille à la Culture, mais il retrouve son siège de député des Hautes-Pyrénées et devient président du groupe UDF-Alliance à l'Assemblée nationale.
En mars 2001, il ne se représente pas pour le siège de député des Hautes-Pyrénées, mais pour celui de la première circonscription de la Haute-Garonne, qu'il remporte. En parallèle, il abandonne ses mandats de conseiller général et de membre du conseil municipal de Lourdes. Toujours en mars 2001, il gagne les élections municipales à Toulouse et devient maire de la ville. Fin 2001, il s'associe à la candidature de Jacques Chirac pour un second mandat présidentiel, puis rejoint le nouveau parti fondé lors de la campagne présidentielle et qui deviendra l'UMP. Ce soutien lui vaut quelques mois plus tard d'être exclu de l'UDF.
Il est réélu député de la première circonscription de la Haute-Garonne le 16 juin 2002, et devient secrétaire général de l'UMP le même mois, refusant de rentrer au gouvernement pour garder sa mairie de Toulouse.
En mars 2004, il est nommé ministre de la Santé et de la Protection sociale par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Pour ne pas cumuler les mandats, il est contraint par le Premier ministre de démissionner de son mandat de maire de Toulouse. Le 29 novembre 2004, il est nommé ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille.
Le 2 juin 2005, il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Dominique de Villepin, alors que rien dans son parcours ne le destinait à le devenir.