Le modèle Twitter ou la révolution de l'information(2)
tchepet | 23/05/2009
L’information demain ?
Ces éléments sont de bons indicateurs pour savoir à quoi ressemblera le média de demain, s’il en est. En effet, je pense que le modèle de Twitter (tri, production et brièveté de l’information) est prometteur : il propose un tri de l’information en fonction de l’éditeur du contenu, ce qui en soi est déjà une avancée révolutionnaire : sur Twitter, la sélection de l’information ne se fait pas en fonction d’un thème qu’on souhaiterait approfondir, mais une manière d’écrire (ou de penser).
Ce constat amène à se poser la question : qu’est-ce que le lecteur cherche fondamentalement ? Un auteur, un sujet… ou encore autre chose ? Car d’autres caractéristiques interviennent dans le choix d’un article : caractère géographique de l’article (régional, national, international, etc.), faits divers ou article, analyse ou description, et caetera, et caetera.
Il est donc important que les différents médias prennent conscience que ce n’est ni un sujet, ni un auteur, ni une région auquel les gens s’intéressent, mais une combinaison de ces facteurs : à cet égard, en tant qu’éditeur de contenu, il serait intéressant de pouvoir publier des articles sous plusieurs rubriques et en contre-partie de pouvoir s’abonner uniquement à certaines rubriques d’un blog, d’un journal, d’un Microblogger, etc. Le tout devrait pouvoir être présenté en différents formats.
Un journal à la carte
Personnellement, j’imagine bien un outil qui permette de rassembler ces différentes informations et de le mettre en ligne avec l’aspect d’un journal. Il ne contiendrait que les sujets que je demande, traités de la manière que je demande, ainsi que quelques actualités choisies parmi les événements les plus importants de la journée (histoire d’apporter un peu la fraîcheur de l’inattendu) complétées avec différentes rubriques à choix (météo, blague du jour, planche de BD, images du jour (pour ne faire que dans les plus classiques), etc.)
Cela dit, rappelons-nous quand même que l’homme est fondamentalement paresseux et que jamais il n’aura la patience d’aller dénicher l’information qu’il désire comme cela. C’est pour cela qu’il serait avisé de proposer une base de données rassemblant un grand nombre de sources d’informations. Les éditeurs de contenu pourraient s’y inscrire (histoire d’élargir leur lectorat) et les lecteurs rechercher des types de sources, voter pour ces sources, les commenter, voir ce que leurs amis virtuels (Facebook, Linkedin, etc.) en disent, qui est abonné à quoi, etc. La sélection des sources serait extrêmement rapide et la recherche instinctive.
Pour couronner le tout, il est envisageable de partager les revenus publicitaires avec les éditeurs de contenu, manière de s’assurer la production de contenu de qualité sur la durée. En outre, il est envisageable de rendre payantes certaines rubriques, via un système de micropaiement.
Alors le journal à la carte, média de demain ? Pas sûr : le modèle d’information de Twitter (tri, production et brièveté de l’information) en est encore à ses balbutiements et rien ne dit qu’il va évoluer dans ce sens. Au final, la décision va comme toujours revenir au consommateur. Dès lors, la question se pose : souhaite-t-il choisir le type d’information qu’il veut ou préfère-t-il choisir parmi ce qu’on lui propose ? En fonction de quoi les médias de demain prendront forme…





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